De l’inconstance.

Publié le par Veka

Je suis crucifiliste (je fais du point de croix), mais aussi servietteuse (découpage/collage de motifs de serviettes en papier) et j’ai même commencé à faire du scrapbooking. Mais il y a des mois que je n’ai pas touché de broderie, ni même la colle à serviettage.
Puis j’ai fait des puzzles… les 1000 pièces de mon tableau de Van Gogh attendent désespérément d’être enfin réunies (la nuit étoilée au dessus du Rhône, un truc impossible avec des nuances de bleu foncé, quelle idée ai-je eu ?)

Plus jeune je me suis aussi intéressée au dessin (hum, les fidèles du blog en conviendront : il y a de quoi rire…), à l’aquarelle. J’ai fait un peu de photo aussi, comme tout le monde.

Bref, j’ai testé beaucoup de moyen d’exercer ma « créativité », jamais vraiment convaincue par ce que je faisais.

J’ai également écrit. Peut-être l’activité qui finalement m’a occupé le plus longtemps.
Même si le talent, hélas, n’est pas un truc qu’on peut acquérir avec la pratique.


Quand nous étions jeunes, au collège, nous étions quelques-unes à faire, ce qu’à l’époque nous nommions bien pompeusement, des scénarii. Aujourd’hui on appelle cela des fan ficions. Des récits basés sur des personnages de séries télé, de films, de romans.

Dans ma jeunesse follement littéraire nous nous basions sur nos séries préférées, Supercopter, K2000 et autres Mac Gyver…
Oui, moi aussi j’en ris quand j’y pense. D’ailleurs j’ai vraiment honte quand je les relis. Tellement naïfs…
Et pourtant.

Cette pratique, je l’ai poursuivie quelques années. Et je n’ai jamais réussi à en terminer un seul. Arrivée à une cinquantaine de pages j’avais de nouvelles idées qui ne cadraient plus du tout avec le début.
Et le style évoluait. Les personnages s’affirmaient ou changeaient complètement. De « scénarii » les écrits se sont transformés en prose plus lisible.

Les personnages du dernier récit que j’ai écrit n’avaient plus rien à voir avec des séries, ou des films. Bien sûr certaines « gueules » d’acteur, d’actrice m’inspiraient tel ou tel personnage, mais j’ai finalement réussi à me détacher de tout ça et créer mon propre univers.

Jusqu’au détachement même de ma langue maternelle. En effet il était écrit en anglais.
Mais je ne suis pas allée plus loin que l’incipit. Je ne réussis pas à finir ce que je commence.

Dramatique.

Est-ce la raison de mon entre-deux professionnel ?

Comment en suis-je d’ailleurs venue à vous raconter ceci ? Une discussion sur internet au sujet du point de croix combinée avec l’insistance d’un membre de ma famille à me trouver une occupation, genre, faire un roman…

Mais oui, mais oui, un roman… je ne m’appelle pas Marc Lévy, moi, si j’écris de la merde elle ne sera pas publiée (oui, désolée, je n’aime pas cet «écrivain »).

Bref, toujours est-il que je n’ai pas encore trouvé la Voie qui comblera ma fibre créatrice.

 
Publicité

Publié dans Blabla

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
à ta liste de trucs que tu as déjà essayés, rajoute la liste des trucs que tu feras un jour ou que tu as déjà eu envie de faire ou que tu as fait mais que tu veux creuser...c'est une expérience intéressante, enfin je trouve...<br /> Oui, effectivement. Pas d'idée qui me viennent dans l'immédiat, mais faudrait que j'y songe. <br /> <br />
Répondre