La rentrée.

La rentrée quand j’étais enfant était un bon moment : matériel flambant neuf, cahiers vierges et pages lisses, livres à découvrir et revoir les amis.
Quand on était bon élève la rentrée était un moment agréable. Même si l’angoisse d’une nouvelle maîtresse (d’un nouveau maître, pardon messieurs) était bien présente.
Que se passe-t-il quand on passe de l’autre côté de la barrière ? Qu’on devient La Maîtresse, ou Le Maître ?
L’angoisse d’une nouvelle école, nouveaux collègues à découvrir, un espace à s’approprier : la classe et son matériel (et son non-matériel aussi !) les commandes à déballer, faire la liste de ce qu’il manque. Découvrir que la classe n’a pas encore de tableau (véridique) ou pas de bureau, pas assez de chaises, de tables.
La préparation des étiquettes de cahiers pour les petites classes, des étiquettes-prénoms pour la maternelle.
Se creuser la tête pour les débutants dans un niveau sur la manière de débuter ce jour-J.
Et l’angoisse de découvrir par les collègues que vous avez un élève dont les parents sont les plus ch*ants de toute l’école, ou que vous avez hérité (car nouveau, nouvelle dans l’école) de l’élève ou des élèves les plus terribles.
Cette année je ne fais pas de rentrée. J’espère ne plus avoir à en faire. Mais je vous souhaite de tout mon cœur bon courage pour cette nouvelle année scolaire.