Vide

Comment décrire ce que je ressens en ce moment par un autre mot que celui-ci : vide ?
On me dit de me bouger, de sortir, de m’occuper, de réviser. Mais mon cerveau n’accroche sur rien plus de 5 minutes. Quant à sortir… J’arrive de moins en moins à le faire toute seule. Une crainte irraisonnée me saisit… je ne sais pas pourquoi, je suis tellement conditionnée à avoir peur de tout, de moi, de mon avenir… Le vaste monde extérieur me paraît hostile.
Et l’asociabilité. Je n’arrive plus à faire d’efforts pour m’intéresser à ce qu’on me raconte. Je pense à mille autres petites choses qui font un « bruit » de fond infernal pour la concentration.
Evidemment, c’est lassant pour tout le monde de voir que je ne progresse pas. On a l’impression que je ne fais aucun effort. Mais il ne s’agit pas d’un acte volontaire, tout comme la grippe ou n’importe quelle autre maladie !! La guérison arrive sans avoir à faire d’efforts. Tout à coup tu es de nouveau capable de te concentrer, de sortir, de sourire, de discuter normalement.
J’ai déjà vécu des « mieux » dans ma longue dépression. Donc je sais comment ça fonctionne.
Mais non, toujours ce fameux syndrome orangina dont parle cet article de journal.
Et le vide…en moi et de plus en plus autour de moi.
Publicité