Noël (re...)
Comme je suis une grosse faignasse, je vous reposte ce que j'avais mis l'an dernier.

Cette fête relève pour moi du pur mercantilisme. Tout autant qu’Halloween ou la Saint Valentin. Bien sûr c’est la fête des enfants, bien sûr ils sont joyeux. Comment ne le seraient-ils pas devant cette débauche de jouets et de paillettes ?
Non ça ne me fait pas plaisir d’offrir dans ces conditions forcées.
J’en ai assez de dépenser de l’argent pour une fête qui ne m’intéresse absolument pas.
J’en ai également assez qu’on me demande ce que je veux pour Noël, je ne sais jamais quoi répondre. Je peux m’acheter livres ou dvds quand j’en ai envie, je ne suis plus une gamine. Si vraiment on veut me faire plaisir, qu’on m’achète une voiture ou une maison… Pas de volontaire ? A défaut j’ai plein d’idées cadeaux glanées sur Internet : dont des jeux (of course). Mais vu qu’autour de nous le surf, et a fortiori, l’achat sur Internet relèvent un peu de la science-fiction, nous voilà réduit à trouver des idées de cadeaux qu’on peut trouver au centre commercial du coin : une petite boîte de ferrero rochedor peut-être ou un monopoly ?
Chaque année mes parents me posent la question rituelle "que veux-tu pour Noël" suivi du non moins rituel «ou de l’argent si tu préfères». En vérité, non je ne préfère pas. L’argent est immatériel, on n’en garde pas trace. J’aimerais bien que mes parents se cassent un peu la tête pour me trouver un cadeau qui me fasse plaisir sans qu’ils aient à me demander. L’an dernier ils avaient eu une bonne idée et ce cadeau en plus d’être utile m’a réellement fait plaisir car pour une fois ils avaient pris du temps pour y penser.
Comme d’habitude nous sommes invités par la famille de ma mère. Et ça me gêne de recevoir des cadeaux alors même que ces personnes ne songent jamais à me souhaiter mon anniversaire (de même que j'ai cessé de le faire aussi vu que c'était sans écho...). C’est un geste rituel, une obligation sans aucune signification sentimentale. Hypocrisie.
Cette année j'ai décliné l'offre.
J’aime les cadeaux, comme tout le monde. Mais je préfère mille fois quelque chose offert de manière totalement inattendue. Une babiole, quelque chose offert avec le cœur et non pas parce que c’est Noël.
Vous l’aurez également compris. Cette fête revêt également pour moi un aspect plus douloureux. Ce n’est pas qu’une histoire de cadeaux ou de fric. Noël est également synonyme de souvenirs de réveillon à trois avec mes parents, sans fête, avec éventuellement l’option engueulade.
Tristesse, solitude et ressentiment. Mon père à l’hôpital, ma mère et moi seules, aucun membre de la famille n’ayant eu l’idée de nous inviter il y a de ça 25 ans. Du champagne a coulé sous les bourriches d’huîtres depuis, mais jamais, non vraiment jamais je n’aimerai cette stupide tradition, les arbres de Noël, et les guirlandes lumineuses. Ça me donne envie de pleurer.