Couic ! bis

Hier je suis allée chez la coiffeuse. Je ne suis pas très branchée tralalas mais de temps en temps il faut bien. Genre quand on a l’impression de se balader avec un balai espagnol à moitié déplumé sur le crâne.
Ça faisait presque un an que je n'y étais pas allée. Pas le courage de piapiater et d’évoquer inévitablement mes problèmes de santé et mon métier. Du pourquoi du comment et surtout du fait que non, on ne peut pas réagir, se secouer. Oui on peut être malheureux sans raison apparente, non on ne sait pas forcément quelles sont les causes extérieures d’une dépression.
J’avais vraiment vu juste. Je connais par cœur à présent...
Rajoutons à cela les personnes qui ne comprennent pas combien professeur (même en primaire et en maternelle) peut être un métier difficile nerveusement. Ma bonne dame avec toutes ces vacances ! C’est le plus beau des métiers ! Etc.
Au passage, qu’est ce que tu as perdu comme cheveux ! Ah c’est le stress, ça va avec…
Bref, je suis sortie de là avec mes queues de rats en moins et le moral un peu dans les chaussettes.
(Bon depuis ça va mieux, je vous rassure.)