Code Da Vinci : L'enquête.

Publié le par Veka



Je ne pourrais écrire une étude comparative sur les différents livres traitant de la réalité historique du Code Da Vinci, vu qu’ils sont nombreux et que je n’ai lu que celui-ci. Donc je vais me contenter de vous dire qu’il s’agit là d’un excellent ouvrage très bien documenté qui se lit très facilement.

Il est divisé en cinq grandes parties, lesquelles couvrent la totalité des thèmes abordés dans le roman de Dan Brown. Le prieuré de Sion, Léonard de Vinci, Jésus et Marie Madeleine, l’Église catholique en question de Constantin à l’Opus Dei et enfin les différents lieux décrits dans le roman.

Pour conclure sur Dan Brown et les différentes polémiques afférentes à son roman je vais vous citer un passage de l’épilogue de L’enquête qui résume assez bien mon opinion.

 

Il y a deux manières d’écrire un polar historique. La première consiste à respecter scrupuleusement la vérité des faits et des événements cités et à broder autour une intrigue avec des personnages totalement inventés. La deuxième consiste à mentionner des faits réels, mais à en détourner le sens, à les "tordre" en quelque sorte, pour les ajuster à la trame romanesque.

C’est ce procédé qu’utilise Dan Brown. Il ne cesse de citer des faits ou des personnages connus, comme la polémique sur les manuscrits de Qumran ou le concile de Nicée, Léonard de Vinci ou Constantin… jusqu’à François Mitterrand. Mais il leur attribue un sens fort éloigné de la réalité historique. Cela ne porte pas conséquence si le lecteur désire simplement être transporté par un bon polar. Mais, s’il s’intéresse au fondement historique et au message véhiculé par le roman, il doit alors s’obliger à faire preuve d’esprit critique et de discernement pour démêler le vrai du faux. Et là où les choses se compliquent encore, c’est que Dan Brown ajoute à la confusion en exposant dans un avertissement des "faits" censés être vrais…qui ne le sont pas !

:0025:

Publicité

Publié dans Lectures

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Qui croire ? C'est trop technique pour moi ! Je préfère ne pas trancher et dire qu'il y a une thèse principale soutenue par la majorité des historiens et quelques thèses alternatives peu probable, mais possible ...<br /> <br /> Christophe ou l'art de ne pas se mouiller :)<br /> Effectivement tu as raison de dire que les thèses alternatives sont à garder à l'esprit surtout dans un domaine aussi mouvant que la science.<br /> Cependant l'histoire est tout de même une science moins aléatoire. Certes des textes se perdent, des faits sont déformés par des prismes plus ou moins connus. Mais ce qui est important d'examiner quand on étudie un texte ce sont les sources, la bibliographie et la façon dont elles sont utilisées. Le seul fait qui soit réellement douteux et pratiquement invérifiable (et déclaré comme tel dans L'enquête) étant évidemment Jésus et ses relations avec Marie Madeleine. <br /> Ce qui, entre nous, ne me semble qu'anecdotique.<br /> Bref, j'ai adhéré au texte ci-dessus.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
Pour continuer dans la polémique, j'ai acheté également un livre "explicatif" (ne plus me demander le nom, il est chez mes parents dans un carton) qui allait plutôt dans le sens de Dan Brown tout en rappellant qu'il s'agit de thèse "alternatives" (donc soutenues par peux d'historiens) mais réelles et possibles.<br /> Ca sent quand même la querelle d'historiens tout ça, avec comme toujours une majorité tentant de discréditer tout ce qui est alternatif, un peu comme pour la science (et pourtant elle tourne).<br /> <br /> Je cite l'avant-propos de l'enquête : <br /> <br /> Après la publication du dossier(dans le nouvel obs du 09/04), les réactions furent nombreuses et passionnées. Nous fûmes contactés par des médias étrangers et notamment américains qui s'étonnaient de la précision des informations apportées, en particulier sur les sources occultes du Da Vinci Code et le fameux Prieuré de Sion. Information curieusement absentes ou à peine évoquées dans les quelques 17 livres déjà publiés aux Etats-Unis sur le DVCode ! Ces derniers, en effet étaient soit des ouvrages théologiques de défense de l'Eglise catholique et s'intéressaient peu aux questions ésotériques du DVC, soit, à l'inverse, des ouvrages écrits par des passionnés d'ésotérisme, qui sombraient souvent dans les mêmes travers du roman qu'ils entendaient décrypter ! L'un d'entre eux, traduit en français dès la rentrée, ne fait ainsi que recycler les thèses du roman sous des apparences pseudo-scientifiques. Dan Brown est un romancier, il est libre d'écrire ce qu'il veut. Mais les soi-disant "décodeurs" intoxiquent lorsqu'ils entretiennent la confusion sous couvert de connaissance rigoureuse.
Répondre