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Mardi 17 mai 2005 2 17 /05 /2005 00:00

- Bah oui, un blog, quoi !

- Pourquoi faire ?

- Pour l'instant, pour y mettre des idées ici et là, un peu de jeux de société, quelques animaux de compagnie, une pincée d'éducation nationale et MOI !

- Qui t'est toi pour faire un bleurk ?

- Personne en particulier, une femme comme les autres, quelqu'un de bien banal en vérité. Je ne cherche ni à me distinguer, ni à faire de moi quelqu'un à la mode qui se doit d'avoir sa marque sur la toile. Juste quelques octets jetés au hasard de mon envie de communiquer, quand bien même sans être lue !

- j'vois pas l'intérêt alors ?

- Un faux journal intime, ou un journal intime posé sur un banc dans la rue, dans le metro, comme un livre dans un bookcrossing. Intime car l'on y met beaucoup de soi, mais avec la pudeur réservée aux écrits qu'on destine à être lus un jour.

- Pffffffffff n'importe nawak !

- Oui, peut-être et sûrement, mais ce sera mon n'importe quoi à moi, que je pourrais partager si j'ai envie. Et puis ras le bol de me justifier ! "

 

 

 

Par Veka - Publié dans : Blabla
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Mercredi 18 mai 2005 3 18 /05 /2005 00:00

Tiens, un fichier fantôme qui vient hanté mon blog... c'est amusant, il est inscrit sous l'intitulé fichier perdu alors que je viens de le trouver aujourd'hui 3 juin...

Professeur des écoles, titulaire d'une licence de lettre modernes cherche  travail sympa pour s'échapper de la grosse machine de l'Education Nationale.

Je commence cet article et je m'aperçois que si je ne fais pas attention je vais trahir le sacro-saint devoir de réserve du fonctionnaire. Alors que dire ? Je ne vais pas critiquer l'administration elle même, mais le regard que la plupart des autres en ont. Soit.

  • "Les profs, ils sont toujours en vacances "

Effectivement, mais ne vous trompez pas, en fait on a le même nombre de semaines de vacances que les autres fonctionnaires... Considérez juste que sur notre paye "l'excédent" de vacances s'en ressent grandement.

  • "les profs, ils ne travaillent que 27 heures par semaine, alors qu'ils ne nous disent pas qu'ils sont fatigués".

26 heures de présence effective devant les élèves, plus 1 heure de réunion pédagogique avec les collègues. Plus les heures de corrections, de préparation...Qui peuvent être plus ou moins importantes selon les professeurs, selon les niveaux.  Ainsi un collègue de maternelle n'aura pas beaucoup de corrections à effectuer, mais énormément de préparation matérielle pour les activités (fabrication de jeux, découpages, dessin...). Il y a aussi ceux qui font les mêmes activités avec les mêmes niveaux de classe depuis des années. Ou ceux qui sont rôdés et leurs idées en tête savent mieux s'organiser que les débutants. Mais il y a généralement plus de travail en école que les fameuses 35 heures.  Sans compter la fatigue physique et nerveuse.

  • "mon enfant est rentré avec une bosse/griffure/morsure/égratignure, que font les enseignants ? Ils ne surveillent pas les récréations / leur classe ?"

Il n'y a pas vraiment de quotas fixés pour la surveillance des récrés (du moins je n'ai pas trouvé de chiffres), mais la logique veut qu'il y ait 1 surveillant pour 2 classes. Ce qui fait en ZEP (Zone d'Education Prioritaire : comprendre Sinistrée) 1 adulte pour 50 élèves. Ailleurs, 1 pour 60 au maximum. On évite de laisser 1 seul adulte dans la cour donc 3-4 classes et 2 enseignants. Faites le compte... Même en étant 2 on est constamment occupé : à régler les conflits, à soigner les petits bobos, à éviter les accidents etc...  L'école reste encore le lieux où les enfants sont le plus en sécurité. Mais avec toute l'attention du monde on ne peut être derrière chaque enfant. Pareil en classe, surtout en maternelle où les enfants circulent beaucoup plus : même en étant attentif il peut arriver des petits accidents. Quand votre enfant est à la maison il peut lui arriver de tomber, de se coincer les doits dans une porte. Pouquoi à l'école il y aurait-il un risque 0 ?

Et j'en passe... je ne parlerai pas des parents exaspérés par les résultats stagnants de leur enfant malgré les efforts fournis en commun avec l'enseignant. Ni de ceux qui "convoquent la maîtresse" car ils ne sont pas d'accord avec l'enseignement qu'elle dispense. :-D

Bref, je ne vous le cacherai pas : une très grande partie du stress est lié aux parents et leur éventuelle agressivité. Viennent ensuite les enfants très difficiles et enfin les relations avec les collègues. Ainsi, amis extérieurs au système éducatif, savez-vous que le directeur/ la directrice de l'école est un(e) collègue et non un supérieur hiérarchique ? Pourtant, croyez moi, certains estiment encore qu'ils sont directeur de LEUR école. Imaginez alors l'ambiance à l'école. Sans compter les collègues avides de cancans et autres persiflages.

La vie de l'école est comme une vie en entreprise : il y a les clients mécontents, le "boss", et les voisins de bureau.

 

Pour finir et atténuer ce tableau bien noir, je voudrais mettre en avant l'immense majorité des parents et des collègues adorables, compréhensifs et serviables. Et surtout ces adorables enfants de 3 à 11 ans.

Néanmoins il faut savoir dire stop... stop à 8 années de bons et loyaux services après un concours très sélectif.

Maintenant que faire ? Passe un autre concours administratif ? Ok, je choisis assistante de conservation des bibliothèques, concours dispensé par le CNFPT.

 Je vais le passer dans quelques jours... et après ?

Si je réussis les admissions, je ne le saurais qu'en septembre, les épreuves d'adsmissibilité ne sont qu'en Novembre. Donc, que faire : repartir pour une année scolaire complète ?

Et après dans l'éventualité d'une réussite au concours, il faut un DUT information et communication pour avoir une chance de trouver un travail en bibliothèque. 2 années d'études  en plus ?

 Sauf si on a la chance d'obtenir un congé de formation. En ce cas on peut effectuer un DUT en 1 année spéciale.

Voili voilou... dur dur, non ? Je vais donc passer en cette fin d'année scolaire 1 entretien pour le DUT, le concours d'assistant bibli, et seulement après tout ça je saurai début juin si mon congé de formation est accepté. Au vu des critères d'attribution je dirai que ce n'est pas gagné du tout...

Amis candidats à la grande évasion : Bon courage !

 

 

 

 

 

 

 

Par Veka - Publié dans : Blabla
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Vendredi 20 mai 2005 5 20 /05 /2005 14:12

Vous êtes novice dans les blogs ? Vous ne comprenez pas comment le mien fonctionne ? (Moi non plus mais chut !)

L'esprit du blog, son contenu ne se résume pas à cette seule page. Explorez-le avec les liens "catégories" ci-dessous ou avec le calendrier plus bas.

Un blog affiche les articles du plus récent au plus ancien. C’est bon à savoir.

De plus, si vous utilisez le navigateur Firefox à la place d'internet explorer, ma bannière sera beaucoup plus jolie à regarder !

T’es qui toi ?

La petite trentaine, échappée de l’Education Nationale où j’exerçais le métier de Professeur des écoles (instit’). Je suis à présent Bibliothécaire dans une médiathèque municipale. Je vis en couple avec un autre échappé de l’EN.
Le reste vous l’apprendrez en me lisant.

Ca sert à quoi ce qu’il y a en dessous de l’article ?

Lisez les commentaires des autres lecteurs du blog en cliquant sur commentaires en bas de chaque article.
N'hésitez pas à ajouter
un commentaire en cliquant sur le lien approprié.
(Le trackback, ça ne sert pas à grand-chose, si vous voulez savoir ce que c’est allez voir sur yahoo )
Recommander : si vous voulez conseiller mon site à vos amis.

J’ai tapé mon commentaire j’ai cliqué sur « Publier » et rien ne se passe ?

N'oubliez pas d'entrer la clé de validation à trois caractères avant de poster votre petit mot !!! Sinon il ne sera pas enregistré !
Il s’agit d’une sécurité anti-spam mise en place par l’hébergeur Over-Blog.

Il se peut aussi que j’aie activé la modération des commentaires. Ne vous inquiétez pas s’il ne s’affiche pas à l’écran. Il faut que je le valide avant qu’il n’apparaisse. Cela peut prendre quelques minutes ou plusieurs heures selon que je suis chez moi, sortie ou au boulot !

C’est bien beau tout ça mais mon commentaire porte sur l’ensemble du blog et non un article en particulier :

En ce cas le livre d'or est fait pour vous !

Tu es quelqu’un de génial, j’adore ta personnalité/ j’aimerais correspondre avec toi / te vénérer comme une déesse/ te demander en mariage ! Quel est ton mail ?

Si d'aventure vous voulez m'écrire personnellement un petit clic sur le lien "contact" tout en bas fera votre bonheur. Attention, tapez correctement votre email sinon je serais dans l’incapacité de vous répondre !

Et quand réponds-tu ?

Dans tous les cas, commentaires, mot sur le livre d’or ou mail, je vous répondrai par le même biais, donc revenez voir le commentaire que vous avez posté il y aura une réponse.
Ne m'en veuillez pas si je ne réponds pas immédiatement, ou si je mets des jours voire des semaines pour réagir. Je suis flemmarde. Mais je vous lis avec plaisir !!

Que dois-je encore savoir avant de poster un commentaire ?

Souvent je propose des jeux, avant de poster une réponse, pensez à vérifier en lisant les commentaires qu’elle n’a pas été déjà proposée.

De plus, je restreins le nombre de réponses pour que le plus grand nombre puisse jouer. Merci de respecter la règle du jeu ;-)
 

Il y a trop de fenêtres, de liens, de trucs sur lesquels cliquer, je suis perdu(e) !

Pas de panique ! En général si vous cliquez sur un lien de mon blog cela ouvrira une nouvelle fenêtre que vous pourrez fermer sans perdre mon blog de vue.
Si vous cliquez tout en haut du blog, sur le titre « Que dire, que faire, dans quel état j’erre ? » vous reviendrez sur la page d’accueil, c'est-à-dire les 10 articles les plus récents.

 
Enfin, si vous appréciez ce blog et ne voulez plus rater un seul article :-D, vous pouvez vous inscrire à la newsletter ou le syndiquer (pour les "pros" qui connaissent...).
Par Veka - Publié dans : Blabla
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Samedi 21 mai 2005 6 21 /05 /2005 00:00

 

 

Les voilà, mes nouveaux rollers…

Enfin, nouveaux… disons que la dernière paire datait des débuts des rollers en ligne et ils étaient vraiment « cheap » … Donc de la m…. qui ne m’a pas donné envie de me mettre à la rando.

Maintenant il va falloir que je m’y remette sérieusement. Gamine j’avais bien intégré la technique avec les quads, mais là… L

Si quelqu’un habitant sur Pavillons-sous bois, sait bien en faire et veut bien m’aider, je ne dis pas non !

 

Au fait : le top lien pour choisir le matériel et apprendre : Rollerenligne
Par Veka - Publié dans : Blabla
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Mercredi 1 juin 2005 3 01 /06 /2005 00:00

Par Veka - Publié dans : Blabla
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Mercredi 1 juin 2005 3 01 /06 /2005 00:00

J’ai passé le concours interne d’assistant territorial du patrimoine et des bibliothèques il y a quelques jours. Et je ne peux m’empêcher de repenser à ce petit texte qui nous a été proposé à l’épreuve de résumé.

 

Pourquoi ?

Lisez et dites moi ce que vous pensez de l’attitude des médias ces dernières semaines face à la gueguerre du OUI-NON ?

Un seul mode de pensée nous a été martelé : votez OUI. Unanimité là-dessus. La presse (exception faite de quotidiens plus marqués politiquement) s’est naturellement calquée sur la grosse machine télévisuelle.

 

 

J’aimerais connaître la proportion d’internautes parmi les votants du NON. J’ai la sensation qu’eux seuls ont pu échanger d’autres idées.

 

Naturellement, au lendemain du vote, nous voici en présence du bilan.

« Catastrophe », « conséquences du NON » alors même qu’on nous martelait qu’il n’y aurait aucune suite politique en cas de victoire du honteux vote…

 

 

  

 

Résumé (en 200 mots, marge + ou – 10 % soit de 180 à 220 mots)
Et répondez ensuite aux questions :
1) en quoi la communication diffère t-elle de l’information ?
2) selon vous la démarche d’un public d’équipements culturels (musées, bibliothèques, centre de documentation, archives) est-elle comparable à celle d’un téléspectateur ?

« La presse écrite est en crise. Elle connait, en France, aux États-Unis et ailleurs, une baisse notable de sa diffusion et souffre gravement d'une perte d'identité. Pour quelles raisons, et comment en est-on arrivé là ? Indépendamment de l'influence certaine du contexte économique, il faut chercher les causes profondes de cette crise dans la transformation qu'ont connue, au cours de ces dernières années, quelques-uns des concepts de base du journalisme.
En premier lieu, l'idée même d'information. Récemment encore, informer c'était, en quelque sorte, fournir non seulement la description précise - et vérifiée - d'un fait, d'un événement, mais également un ensemble de paramètres contextuels permettant au lecteur de comprendre sa signification profonde. C'était répondre à des questions de base: qui a fait quoi ? Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Avec quels moyens ? Dans quelles circonstances ? Et quelles en sont les conséquences ?
Sous l'influence de la télévision, qui occupe désormais, dans la hiérarchie des médias, une place dominante et répand son modèle, cela a changé. Le journal télévisé, grâce notamment à son idéologie du direct et du temps réel, a imposé peu à peu une conception radicalement différente de l'information. Informer c'est, désormais, « montrer l'histoire en marche » ou, en d'autres termes, faire assister (si possible, en direct) aux événements.
Il s'agit, en matière d'information, d'une révolution copernicienne dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences. Car cela suppose que l'image de l'événement (ou sa description) suffit à lui donner toute sa signification. À la limite, le journaliste lui-même est de trop dans ce face à face téléspectateur/histoire. L'objectif prioritaire, pour le téléspectateur, sa satisfaction, n'est plus de comprendre la portée d'un événement, mais tout simplement de le regarder se produire sous ses yeux. Cette coïncidence est considérée comme jubilatoire.
Ainsi s'est rétablie, petit à petit, l'illusion que voir c'est comprendre. Et que tout événement, aussi abstrait soit-il, doit impérativement présenter une face visible, montrable, télévisable. C'est pourquoi on observe une emblématisation de plus en plus fréquente d'événements à caractère complexe. Par exemple, toute la portée des accords Israël-OLP aura été ramenée à la poignée de main Rabin-Arafat.
Par ailleurs, une telle conception de l'information conduit à une affligeante fascination pour les images, « tournées en direct », d'événements palpitants, de scènes violentes et de faits-divers sanglants. Cette demande encourage l'offre de faux documents, de reconstitutions, de manipulations et de « bidonnages ». Conséquences : information et divertissement tendent à se confondre; les journaux de référence s'alignent de plus en plus souvent sur les tabloïds.
Un autre concept a changé : celui d'actualité. Qu'estce que l'actualité désormais ? Quel événement faut-il privilégier dans le foisonnement de faits qui surviennent à travers le monde ? En fonction de quels critères choisir ? Là encore, l'influence de la télévision apparait déterminante. C'est elle, avec l'impact de ses images, qui impose son choix et contraint pratiquement la presse écrite à suivre. La télévision construit l'actualité, provoque le choc émotionnel et condamne les faits orphelins d'images à l'indifférence et au silence.
Peu à peu s'établit dans les esprits l'idée que l'importance des événements est proportionnelle à leur richesse en images. Ou, pour le dire autrement, qu'un événement que l'on peut montrer (en direct et en temps réel) est plus fort, plus éminent que celui qui demeure invisible et dont l'importance est abstraite. Dans le nouvel ordre des médias, les paroles ou les textes ne valent pas des images.
Le temps de l'information a également changé. Internet raccourcit le cycle de l'information. La scansion optimale des médias est maintenant l'instantanéité (le temps réel), le live, que seules télévision et radio peuvent pratiquer. Cela vieillit la presse quotidienne, forcément en retard sur l'événement et, à la fois, trop près de lui pour parvenir à tirer, avec suffisamment de recul, tous les enseignements de ce qui vient de se produire. La presse écrite quotidienne est ainsi contrainte de se rabattre de plus en plus sur le local, le people et les « affaires ».
Un quatrième concept s'est modifié. Celui, fondamental, de la véracité de l'information. Désormais, un fait est vrai non pas parce qu'il obéit à des critères objectifs, rigoureux et recoupés à la source, mais tout simplement parce que d'autres médias répètent les mêmes affirmations et « confirment »... La répétition se substitue à la démonstration. L'information est remplacée par la confirmation. Si la télévision (à partir d'une dépêche ou d'une image d'agence) présente une nouvelle et que la presse écrite, puis la radio la reprennent, cela suffit pour la créditer comme vraie. C'est ainsi, on l'a vu, que furent construits les vrais-faux du « charnier » de Timisoara et tous ceux de la guerre du Golfe et de Bosnie. Les médias ont de plus en plus de mal à distinguer, structurellement, le vrai du faux. Là aussi, Internet aggrave les choses, car le pouvoir de publier est désormais décentralisé, toute rumeur, vraie ou fausse, devient de l'information, et les contrôles, effectués naguère par la rédaction en chef, volent en éclats.
Dans ce bouleversement médiatique, il est vain de vouloir analyser la presse écrite en l'isolant des autres moyens d'information. D'autant que, contrairement à toute autre industrie où la concurrence contraint chacun à proposer des produits différents, dans l'industrie médiatique elle pousse les journalistes à faire preuve de mimétisme, à consacrer tout leur talent à répéter la même histoire, à traiter la même affaire qui mobilise, au même moment, tous les médias. Les journalistes se répètent, s'imitent, se copient, se répondent et s'emmêlent au point de ne plus constituer qu'un seul système informationnel au sein duquel il est de plus en plus ardu de distinguer les spécificités de tel média pris isolément. Et l'irruption d'Internet a encore renforcé cette imbrication.
Information et communication tendent à se confondre. Trop de journalistes continuent de croire que leur profession est la seule à produire de l'information quand toutes les institutions et organisations de la société se sont mises frénétiquement à faire la même chose. Il n'y a pratiquement plus d'organisme (administratif, militaire, économique, culturel, social, etc.) qui ne se soit doté d'un service de communication et qui n'émette, sur lui-même et sur ses activités, un discours pléthorique et élogieux. À cet égard, tout le système, dans les démocraties cathodiques, est devenu rusé et intelligent, tout à fait capable de manipuler astucieusement les médias, les journalistes, et de résister savamment à leur curiosité.
De surcroît, la concurrence effrénée entre groupes médiatiques conduit les médias à abandonner, plus ou moins cyniquement, leur objectif civique. Ce qui compte c'est la rentabilité économique, le profit. À l'heure du développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, les médias sont en guerre les uns contre les autres. Et l'on estime que la révolution numérique pourrait donner naissance à de nouveaux médias associant la qualité des images de la télévision, la facilité du téléphone, la mémoire de l'ordinateur et la maniabilité des journaux papier; et ces médias pourraient être consultés par le biais du téléphone cellulaire ou du courrier électronique .
Les connivences et les révérences se multiplient entre alliés d'un même groupe médiatique. Les complicités de réseau l'emportent sur le devoir de vérité. Et, en outre, toutes ces nouvelles technologies sont en train de transformer et de dégrader les conditions de travail des journalistes : « Les journalistes travaillent davantage ; ils disposent de moins de temps pour conduire leurs enquetes et pour les écrire ; ils produisent des informations plus superficielles - explique Eric Klinenberg, chercheur à l'université de Californie, Berkeley. Ainsi, un reporter peut désormais écrire un article pour l'édition du soir, paraître à l'écran pour traiter le même événement à la télévision et étoffer l'information avec les spécialistes d'Internet en leur suggérant des liens avec d'autres sites ou événements. Ces pratiques maintiennent les coûts à un bas niveau et augmentent le rendement de la production. Mais elles absorbent une partie du temps que les journalistes consacraient à leurs recherches en réclamant d'eux à la fois de nouvelles aptitudes professionnelles, par exemple être télégénique, et une écriture médiatique adaptable à toutes sortes de supports »
À tous ces chamboulements s'ajoute un malentendu fondamental. Beaucoup de citoyens estiment que, confortablement installés dans le canapé de leur salon à regarder sur le petit écran une sensationnelle cascade d'événements à base d'images souvent fortes, violentes et spectaculaires, ils peuvent s'informer sérieusement. C'est une erreur totale.
Pour trois raisons : d'abord parce que le journal télévisé, structuré comme une fiction, n'est pas fait pour informer, mais pour distraire. Ensuite, parce que la rapide succession de nouvelles brèves et fragmentées (une vingtaine par journal télévisé) produit un double effet négatif de surinformation et de désinformation (il y a trop de nouvelles, mais trop peu de temps consacré à chacune d'elles). Et enfin, parce que vouloir s'informer sans effort est une illusion qui relève du mythe publicitaire plutôt que de la mobilisation civique. S'informer fatigue, et c'est à ce prix que le citoyen acquiert le droit de participer intelligemment à la vie démocratique.
De nombreux titres de la presse écrite continuent pourtant, par mimétisme télévisuel, d'adopter des carac téristiques propres au média cathodique : maquette de la « une » conçue comme un écran, longueur des articles réduite, personnalisation excessive de quelques journalistes, priorité au local sur l'international, excès de titres choc, pratique systématique de l'oubli, de l'amnésie à l'égard des informations ayant quitté l'actualité, etc. Les informations doivent désormais avoir trois qualités principales : être faciles, rapides et amusantes. Ainsi, paradoxalement, les journaux ont simplifié leur discours au moment où le monde, transformé par la fin de la guerre froide et par la mondialisation économique, s'est considérablement complexifié.
Un tel écart entre ce simplisme de la presse et les nouvelles complications de la vie politique déroute de nombreux citoyens qui ne trouvent plus, dans les pages de leur quotidien, une analyse différente, plus fouillée, plus exigeante que celle proposée par le journal télévisé. Cette simplification est d'autant plus paradoxale que le niveau éducatif global de nos sociétés n'a cessé de s'élever. Et les critiques s'accumulent sur la légèreté des médias, leur attitude souvent irresponsable, leur connivence avec les nantis.
En acceptant trop souvent de n'être plus que l'écho des images télévisées, beaucoup de journaux déçoivent, perdent leur propre spécificité et, de surcroit, des lecteurs. En France, à peine 19 % de la population lit un quotidien national ; et ce lectorat est en baisse constante ; sur la période 1995-1996, les quotidiens nationaux ont perdu 300 000 lecteurs . ...
S'informer demeure une activité productive, impossible à réaliser sans effort, et qui exige une véritable mobilisation intellectuelle. Une activité assez noble, en démocratie, pour que le citoyen consente à lui consacrer une part de son temps, de son argent et de son attention.
L'information n'est pas un des aspects de la distraction moderne, elle ne constitue pas l'une des planètes de la galaxie divertissement ; c'est une discipline civique dont l'objectif est de construire des citoyens.
A ce prix, et à ce prix seulement, la presse écrite peut quitter les rivages confortables du simplisme dominant et retrouver ces lecteurs qui souhaitent comprendre pour pouvoir mieux agir dans nos démocraties assoupies.
« Il faut de longues années - écrit Vaclav Havel avant que les valeurs s'appuyant sur la vérité et l'authenticité morales s'imposent et l'emportent sur le cynisme; mais, à la fin, elles sortent victorieuses, toujours. » Tel doit être, aussi, le patient pari du journaliste. »

 

« La tyrannie de la communication »
Ignacio RAMONET
éditions Galilée, 1999
201p, 138F

 

Merci à fabiennebm qui a mis en ligne le sujet sur le forum dédié aux concours de la mobilité territoriale

 

 

Par Veka - Publié dans : Blabla
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Mercredi 1 juin 2005 3 01 /06 /2005 00:00

Oh voici un nouvel épisode des SIMS ! Il s’appelle Immeubles en fête ;-)

 

 

 

Oui, et si je les invitais ?

 

Bon j’avoue que l’idée de l’association immeubles en fête est louable : se rapprocher, créer un réseau de solidarité… mais bof bof sacrifier une soirée quand le lendemain on bosse, c’est très moyen non ? Remarquez, je n’ai rien à dire, le mercredi je ne bosse pas, éducation nationale oblige…

 

Alors, quelle bonne raison devrais-je invoquer pour ne pas y participer ? Et bien imaginons qu’il y ait eu un cas de légionellose dans l’immeuble ?

 

Imaginons que l’on ait trouvé des traces de la bactérie dans la chaudière ? Et imaginons que la victime de la bactérie ait choisi de porter plainte contre le syndic bénévole agé de 80 et quelques qui s’acharne à tondre la pelouse, planter des fleurs et organiser la vie de l’immeuble ?

 

Bah oui c’est comme ça… ce charmant monsieur, adorable et serviable a été convoqué au commissariat car la victime en question semble croire qu’elle pourra grappiller quelques sous en dommages et intérêts…

 

Et là j’entends quelques personne s’écrier : mais c’est grave comme maladie !!! elle a eu raison !

 

Sachant qu’aucune autre trace de bactérie n’a été trouvée dans tout l’immeuble, y compris dans l’appartement de la pôvre victime, qu’elle se douche sur son lieu de travail. Pensez-vous toujours qu’elle a eu raison ?

 

Voilà , bof la fête des voisins, n’est-ce pas ?

 

Par Veka - Publié dans : Blabla
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Mercredi 1 juin 2005 3 01 /06 /2005 00:00

 

 

Oui je suis fan, Olivier m’a fait découvrir les comics.

 

X-men, Daredevil et autres Spider-man se partagent désormais une grande partie de notre BD-tagère.

 

Mais le plus grand  de tous ne fait pas partie du panthéon Marvel, non !!

Le plus grand de tous est injustement ignoré, inconnu.

 

Le jour il travaille dans une administration haïe de tous, la nuit il se transforme et devient….

 

 

 

 

SUPER-TOF !!!!

 

  

 

 

 

Le héros des ordinateurs, c’est lui ! Il a sauvé le mien.

Me sauvant ainsi d’un profond désoeuvrement !!!!!

 

Par Veka - Publié dans : Blabla
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Jeudi 2 juin 2005 4 02 /06 /2005 00:00

Aimablement soufflée par mon chéri qui regarde Josey Whales la grosse baleine au Far West... pardon, je recommence : Josey Wales hors la loi.

"Les vers ont bien le droit de bouffer, pourquoi pas les vautours ?"

Voilà, voilà... moi ce que j'en dis, hein ?

 

 

 

Par veka - Publié dans : Blabla
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Jeudi 2 juin 2005 4 02 /06 /2005 00:00

Un des grands mystères de la TV :

http://cilouette.canalblog.com/archives/2005/05/15/index.html

 

 

Par veka - Publié dans : Blabla
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