Mercredi 18 mai 2005

Ceux qui ont déjà souffert de dépression comprendront le titre.

Effectivement, pour la plupart des autres la dépression, qui est une déprime longue durée, n'est qu'une vue de l'esprit. Une maladie inventée pour vendre des cachets, donner une clientèle aux psys (psychiatres, psychologues et psychothérapeutes), ajouter un prétexte de plus pour les prescriptions d'arrêt maladie. Bref, le trou de la sécu, c'est nous !!

"Que diable, bouge toi ! Il faut savoir se donner des coups de pied au c... de temps en temps, ne pas se laisser aller. Il faut se forcer". Que le (la) dépressif(ve) qui n'a jamais entendu ça me jette la première boite d'Effexor !

Un dépressif se sent comme dans un puits, un tunnel, tout est noir dans sa pensée et dans sa vision des choses et pour lui il n'y a aucun moyen d'en sortir. On peut trouver des dizaines de métaphores pour décrire cet état : aucun raisonnement, aucun argument ne peut le persuader qu'il peut s'en sortir. D'où les idées morbides qui sont pour la personne dépressive autant d'issues possibles à son état.

Viennent ensuite les médicaments, on tâtonne pour trouver la bonne dose, on change de molécule, on re-tâtonne et finalement on sort la tête de l'eau.

Et si ça recommence ? C'est reparti pour un traitement... et cette fois-ci on prend conscience qu'il y a peut être quelque chose de plus qui cloche. La dépression n'est pas qu'un déséquilibre chimique au niveau du cerveau qui arrive à cause d'une grosse fatigue, d'un stress intense. Elle peut être le signal d'alarme du subconscient qui dit "HELP ! ça fait des années que je traîne cette douleur. A présent ça suffit, aide moi !".

Voilà comment quelqu'un de très dynamique qui n'aurait jamais imaginé connaitre Messieurs Prozac, Effexor et Xanax un jour, se retrouve devant un psychiatre. Puis 3 années plus tard devant un autre... espérant que ce sera le dernier !

 

Mercredi 18 mai 2005

Tiens, un fichier fantôme qui vient hanté mon blog... c'est amusant, il est inscrit sous l'intitulé fichier perdu alors que je viens de le trouver aujourd'hui 3 juin...

Professeur des écoles, titulaire d'une licence de lettre modernes cherche  travail sympa pour s'échapper de la grosse machine de l'Education Nationale.

Je commence cet article et je m'aperçois que si je ne fais pas attention je vais trahir le sacro-saint devoir de réserve du fonctionnaire. Alors que dire ? Je ne vais pas critiquer l'administration elle même, mais le regard que la plupart des autres en ont. Soit.

  • "Les profs, ils sont toujours en vacances "

Effectivement, mais ne vous trompez pas, en fait on a le même nombre de semaines de vacances que les autres fonctionnaires... Considérez juste que sur notre paye "l'excédent" de vacances s'en ressent grandement.

  • "les profs, ils ne travaillent que 27 heures par semaine, alors qu'ils ne nous disent pas qu'ils sont fatigués".

26 heures de présence effective devant les élèves, plus 1 heure de réunion pédagogique avec les collègues. Plus les heures de corrections, de préparation...Qui peuvent être plus ou moins importantes selon les professeurs, selon les niveaux.  Ainsi un collègue de maternelle n'aura pas beaucoup de corrections à effectuer, mais énormément de préparation matérielle pour les activités (fabrication de jeux, découpages, dessin...). Il y a aussi ceux qui font les mêmes activités avec les mêmes niveaux de classe depuis des années. Ou ceux qui sont rôdés et leurs idées en tête savent mieux s'organiser que les débutants. Mais il y a généralement plus de travail en école que les fameuses 35 heures.  Sans compter la fatigue physique et nerveuse.

  • "mon enfant est rentré avec une bosse/griffure/morsure/égratignure, que font les enseignants ? Ils ne surveillent pas les récréations / leur classe ?"

Il n'y a pas vraiment de quotas fixés pour la surveillance des récrés (du moins je n'ai pas trouvé de chiffres), mais la logique veut qu'il y ait 1 surveillant pour 2 classes. Ce qui fait en ZEP (Zone d'Education Prioritaire : comprendre Sinistrée) 1 adulte pour 50 élèves. Ailleurs, 1 pour 60 au maximum. On évite de laisser 1 seul adulte dans la cour donc 3-4 classes et 2 enseignants. Faites le compte... Même en étant 2 on est constamment occupé : à régler les conflits, à soigner les petits bobos, à éviter les accidents etc...  L'école reste encore le lieux où les enfants sont le plus en sécurité. Mais avec toute l'attention du monde on ne peut être derrière chaque enfant. Pareil en classe, surtout en maternelle où les enfants circulent beaucoup plus : même en étant attentif il peut arriver des petits accidents. Quand votre enfant est à la maison il peut lui arriver de tomber, de se coincer les doits dans une porte. Pouquoi à l'école il y aurait-il un risque 0 ?

Et j'en passe... je ne parlerai pas des parents exaspérés par les résultats stagnants de leur enfant malgré les efforts fournis en commun avec l'enseignant. Ni de ceux qui "convoquent la maîtresse" car ils ne sont pas d'accord avec l'enseignement qu'elle dispense. :-D

Bref, je ne vous le cacherai pas : une très grande partie du stress est lié aux parents et leur éventuelle agressivité. Viennent ensuite les enfants très difficiles et enfin les relations avec les collègues. Ainsi, amis extérieurs au système éducatif, savez-vous que le directeur/ la directrice de l'école est un(e) collègue et non un supérieur hiérarchique ? Pourtant, croyez moi, certains estiment encore qu'ils sont directeur de LEUR école. Imaginez alors l'ambiance à l'école. Sans compter les collègues avides de cancans et autres persiflages.

La vie de l'école est comme une vie en entreprise : il y a les clients mécontents, le "boss", et les voisins de bureau.

 

Pour finir et atténuer ce tableau bien noir, je voudrais mettre en avant l'immense majorité des parents et des collègues adorables, compréhensifs et serviables. Et surtout ces adorables enfants de 3 à 11 ans.

Néanmoins il faut savoir dire stop... stop à 8 années de bons et loyaux services après un concours très sélectif.

Maintenant que faire ? Passe un autre concours administratif ? Ok, je choisis assistante de conservation des bibliothèques, concours dispensé par le CNFPT.

 Je vais le passer dans quelques jours... et après ?

Si je réussis les admissions, je ne le saurais qu'en septembre, les épreuves d'adsmissibilité ne sont qu'en Novembre. Donc, que faire : repartir pour une année scolaire complète ?

Et après dans l'éventualité d'une réussite au concours, il faut un DUT information et communication pour avoir une chance de trouver un travail en bibliothèque. 2 années d'études  en plus ?

 Sauf si on a la chance d'obtenir un congé de formation. En ce cas on peut effectuer un DUT en 1 année spéciale.

Voili voilou... dur dur, non ? Je vais donc passer en cette fin d'année scolaire 1 entretien pour le DUT, le concours d'assistant bibli, et seulement après tout ça je saurai début juin si mon congé de formation est accepté. Au vu des critères d'attribution je dirai que ce n'est pas gagné du tout...

Amis candidats à la grande évasion : Bon courage !

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 18 mai 2005

Certains pratiquent les jeux de sociétés depuis leur plus tendre enfance. J'étais fille unique et mes parents n'aimaient pas vraiment les jeux. J'ai bien demandé ici un cluedo, là un trivial pursuit, mais ils sont restés dans leur boîte, au fond d'un placard.

Et puis... il y a de cela 4-5 ans, chez des amis, je découvre les Colons de Catane. LA révélation ! Non seulement j'avais oublié à quel point j'aimais jouer, mais en plus des amis autour de moi partageaient cette passion.

Et voilà, j'ai acheté les Colons, puis l'extension à 5-6 joueurs, puis Carcassone, Kahuna, et depuis je n'ai plus arrêté.

Comble de bonheur/ malheur, depuis j'ai rencontré mon ami Olivier qui non seulement adore aussi, mais en plus est atteint d'une collectionnite aigüe. C'est chouette, on a plein de jeux... Je suis en ce moment même en train de regarder l'armoire débordante et il y a bien 8 jeux qui n'ont été utilisés qu'une fois (et pourtant géniaux !) et 3 qui sont en attente d'être testés !

Quelques liens pour les jeux de société :

Tric trac : Ma référence à moi ! Beaucoup de fiches, de classements pour choisir quels jeux acheter, et surtout un forum sympa où l'on peut discuter et échanger ou vendre ses jeux.

Jeux Soc : le site de François Haffner : Une bible ! Des fiches pour les jeux les plus méconnus. A voir et à revoir pour redécouvrir des classiques.

A partir de ces sites vous trouverez des dizaines de liens très utiles !

J'oubliais deux derniers sites, purement commerciaux.

Je fais très souvent les brocantes à la recherche de jeux anciens, méconnus, épuisés. Il j'arrive à la maison et je vois mon armoire débordante... J'échange tel ou tel jeu sur trictrac, ou je le vends sur Ebay  ou Priceminister pour faire de la place.  En ce moment je vends beaucoup car j'ai beaucoup acheté :-(

Mercredi 18 mai 2005

Plutôt qu'écrire, je vais laisser la plume à l'auteur de cette critique publiée dans Télérama

http://livres.telerama.fr/edito.asp?art_airs=M0505091142350

Sous le charme de Robin Hobb, romancière fantastique
Illustration : Pierre Mornet

- Sous le nom de Robin Hobb : Le Dragon des glaces (L'Assassin royal, T. 11), traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Arnaud Mousnier-Lompré, éd. Pygmalion, 342 p., 21,50 € ; La Citadelle des ombres, T. 3 (regroupe les tomes 7, 8 et 9 de L'Assassin royal), éd. Pygmalion, 1030 p., 25 € ; Prisons d'eau et de bois (Les Aventuriers de la mer, T. 5), traduit par Véronique David-Marescot, éd. Pygmalion, 285 p., 21,50 €. J'ai Lu réédite en poche les deux séries.
- Sous le nom de Megan Lindholm : Le Dieu dans l'ombre, trad. par Claudine Richetin, éd. Télémaque, 428 p., 18,90 € ; Le Dernier Magicien, traduit par Sylvie Denis, éd. Mnémos, 350 p., 20 €.
La dame aux dragons
Cette Américaine aux identités multiples fait merveille au pays de la "fantasy".

Depuis que ses romans nous ont happés, nous, fans de Robin Hobb, ne sortons plus, manquons de sommeil, maîtrisons mieux la géographie des Six-Duchés que celle de notre quartier, et scrutons le ciel en nous désolant de n'y point trouver de dragons... Ne nous plaignez pas trop, nous sommes des victimes consentantes. Les plus atteints se reconnaissent à l'amélioration spectaculaire de leur niveau d'anglais, condition sine qua non pour se jeter sur les livres dès leur sortie, et rattraper ainsi les lenteurs de parution et les incohérences de la version française, fort bien traduite mais éditée dans une certaine anarchie chronologique (1).

La responsable de ce merveilleux désastre vit à Tacoma (Etats-Unis). Robin Hobb, - ou plutôt Margaret Astrid Lindholm Ogden, son vrai nom -, a 53 ans, quatre enfants, une silhouette frêle, un visage d'une douceur extrême. On lui doit l'une des plus belles épopées de « fantasy », ce courant des littératures de l'imaginaire qui s'appuie sur le merveilleux et la magie. Une saga au long cours, composée de trois trilogies (The Farseer Trilogy, The Liveship Traders Trilogy et The Tawny Man, redécoupées par les éditions Pygmalion en deux séries, L'Assassin royal et Les Aventuriers de la mer), subtilement reliées par une éblouissante réinterprétation du cycle de vie des dragons. Qu'elles soient enfermées dans des cocons de bois-sorcier ou sous la glace d'une île nordique, sculptées dans une pierre magique ou bien vivantes et libres de déployer leurs ailes, ces créatures mythiques et dangereuses remplissent ici un rôle crucial : rétablir l'équilibre, faire en sorte que l'homme ait enfin un rival à sa mesure et cesse de considérer le monde comme son arrière-cour.

Mais les dragons n'apparaissent pas tout de suite ; le lecteur emboîte d'abord les pas et pensées de FitzChevalerie Loinvoyant, prince bâtard utilisé comme espion et assassin par une famille sérieusement « dysfonctionnelle ». Fitz, que l'on suit de l'enfance à la maturité, relate à la première personne les péripéties de L'Assassin royal. Avec Les Aventuriers de la mer, qui marquent une (fausse) pause dans la trajectoire de L'Assassin royal, Robin Hobb abandonne le « je» pour le « ils ». C'est d'un point de vue de narratrice omnisciente qu'elle retrace la destinée de la famille Vestrit, dynastie de marins marchands aux commandes d'une impétueuse « vivenef ». Le style s'en ressent. Il est moins vif, plus explicite. N'empêche qu'on dévore avec passion cette geste marine bien pourvue en pirates, serpents de mer et navires à la personnalité très humaine.

Il est tentant de comparer L'Assassin royal au Seigneur des anneaux. Robin Hobb partage avec J.R.R. Tolkien le souffle romanesque et le génie démiurge. Comme lui, elle a su créer un monde cohérent, avec son histoire, sa philosophie, sa pharmacopée... Mais si la dame aux dragons reprend des thématiques très « tolkieniennes » (la quête, le héros prédestiné, l'affrontement du bien et du mal et, bien sûr, la magie), c'est à sa façon. Le mal n'est pas immédiatement incarné par un tyran omnipotent. Il est diffus, multiple, d'une cruauté tristement familière. Quant à la magie, elle existe sous deux formes, l'une noble (l'Art, forme avancée de télépathie), l'autre méprisée (le Vif, qui exacerbe la sensibilité au vivant et conduira Fitz à établir une belle relation empathique avec le loup OEil-de-nuit), toutes deux sources de magnifiques trouvailles narratives.

Il y a surtout chez Hobb une finesse d'analyse psychologique inhabituelle en fantasy. Pas de méchants monolithiques, pas de bons forcément aimables et clairvoyants. Fitz est si buté qu'on a souvent envie de le secouer comme un prunier, mais c'est justement pour ses tâtonnements et ses regrets qu'on s'attache à lui ; ses névroses sont les nôtres... Par ailleurs, loin de figer ses personnages dans un caractère, Robin Hobb les laisse mûrir et prendre leurs aises. Une figure d'abord mineure, comme le très intrigant Fou, bouffon et prophète, peut ainsi terminer son parcours aux premières loges. « J'aime les surprises. Je suis plus intéressée par la façon dont mes personnages évoluent que par ce qui leur arrive. Le Fou n'a jamais eu aucun respect pour mes plans, il me mène par le bout du nez depuis le début », s'amusait l'auteur en 2003, lors d'une rencontre aux Imaginales, à Epinal (2).

Depuis peu, les éditeurs français commencent à s'intéresser à son autre vie littéraire, celle qu'elle mène depuis 1971 sous le nom de Megan Lindholm, deuxième pseudonyme. Megan écrit aussi des textes de fantasy, très différents de ceux de Robin. Comme Le Dieu dans l'ombre (éd. Télémaque), curieux roman à moitié réussi ; et surtout Le Dernier Magicien (ed. Mnémos), qui met en scène la ville de Seattle (traitée en personnage plus qu'en décor) et un vétéran du Vietnam clochardisé, dont on ne saura jamais s'il possède les pouvoirs magiques dont il se croit doté.

Deux auteurs, une seule et même personne : non, Robin-Megan n'est pas schizophrène. Si elle a changé de nom, c'est à la demande de son éditeur américain, qui souhaitait marquer la différence de style entre ses deux univers. Et elle a adopté un pseudonyme androgyne, pour prêter plus facilement sa voix au jeune homme qu'était Fitz. Ce transfert d'identité a été « une expérience libératrice qui m'a beaucoup amusée. Mais je n'avais pas réalisé à quel point le changement serait profond... » Et même radical. Aujourd'hui, Megan Lindholm n'écrit plus que des nouvelles, et Robin Hobb accapare le domaine du romanesque.

A la fin de la première trilogie, la romancière avait abandonné assez cavalièrement Fitz, son héros. « Elle a ouvert des milliers de portes sans les refermer, il y a des courants d'air partout ! » se plaignaient les fans déconfits. Qu'ils se rassurent : ces portes, Robin Hobb les referme une à une, avec beaucoup de soin, dans les derniers chapitres de L'Assassin royal. Qu'ils se consolent : elle ne s'interdit pas de les rouvrir un jour...


Sophie Bourdais

(1) Ne pas lire les tomes 7 à 12 de L'Assassin royal avant d'avoir terminé Les Aventuriers de la mer, sous peine d'en gâcher les rebondissements.

(2) On pourra la (re)voir lors de ce très agréable festival des mondes imaginaires, à Epinal du 19 au 22 mai. Renseignements : 03-29-29-15-07 et www.imaginales.com


Télérama n° 2887 - 11 mai 2005

Pour toutes questions liées à Robin Hobb et à ses oeuvres : rendez-vous sur le site des Rivages Maudits

Mardi 17 mai 2005

- Bah oui, un blog, quoi !

- Pourquoi faire ?

- Pour l'instant, pour y mettre des idées ici et là, un peu de jeux de société, quelques animaux de compagnie, une pincée d'éducation nationale et MOI !

- Qui t'est toi pour faire un bleurk ?

- Personne en particulier, une femme comme les autres, quelqu'un de bien banal en vérité. Je ne cherche ni à me distinguer, ni à faire de moi quelqu'un à la mode qui se doit d'avoir sa marque sur la toile. Juste quelques octets jetés au hasard de mon envie de communiquer, quand bien même sans être lue !

- j'vois pas l'intérêt alors ?

- Un faux journal intime, ou un journal intime posé sur un banc dans la rue, dans le metro, comme un livre dans un bookcrossing. Intime car l'on y met beaucoup de soi, mais avec la pudeur réservée aux écrits qu'on destine à être lus un jour.

- Pffffffffff n'importe nawak !

- Oui, peut-être et sûrement, mais ce sera mon n'importe quoi à moi, que je pourrais partager si j'ai envie. Et puis ras le bol de me justifier ! "

 

 

 

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