6 millions de personnes soit 10 % de la population ont connu un épisode dépressif dans leur vie.
13 % de femmes, 8.9 % d’hommes.
Mais, surtout : en 2020 la dépression sera la première cause d’invalidité (et de mortalité rajoute Doctissimo.fr !) dans le monde après les maladies cardio-vasculaires.
Inquiétant.
En attendant si vous êtes intéressés par l’article dont il est question : vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous(et zoomer!).
Merci à mon dealer d'articles intéressants.
Rien. Nothing. Nichts. Nada. Niente
Mais alors, rien du tout !
Je n'ai rien fait à part mettre la machine à laver en marche et étendre le linge.
Je devais aller chez ma psy, j'ai annulé.
Je devais faire les courses, j'ai repoussé à demain.
Je devais poster une lettre, je n'ai même pas eu le courage de descendre 4 étages et faire 50 mètres jusqu'à la boîboîte jaune.
Attention, je ne dis pas que j'ai eu la flemme ! Ce n'est pas de la paresse. J'ai eu peur. Peur de sortir, peur de supporter 1 à 2 heures d'attente dans le cabinet médical (non je n'exagère pas), peur de ne pas supporter les gens autour de moi à Carrouf.
J'ai lu, j'ai erré, je me suis embêtée...
Pour couronner le tout à 16 heures au lieu de prendre mon habituel goûter ultra-allégé, j'ai chopé une petite boite de 100 grammes de crème de marrons vanillée que j'ai dégustée avec des petits beurres. Total du désastre : 1 milliards de calories plus un taux de glucides hallucinant. Si bien que maintenant je me sens non seulement improductive, mais molle et grasse... Minable.
Oui... ça recommence...Pas trop le moral...Je broie du gris,pour l'instant... Du coup je ne sais même pas si je dois mettre cet article dans "La dépression" ou "Blabla". Bof quelle importance, hein ?


Je viens de tomber tout à fait par hasard sur un site dans lequel il est fait mention qu’aujourd’hui est la journée mondiale de la prévention du suicide… Non n’ayez crainte, aujourd’hui je vais bien.
C’est bizarre… Tout le monde se lève pour dire « le suicide : c’est pas bien ! » mais finalement le grand public n’est pas vraiment sensibilisé à ce qui finalement est sa cause première : l’état dépressif. Les gens vous disent de vous secouer, de réagir, mais l’écoute n’est finalement guère présente.
« Mais si, je t’assure, je te comprends. Moi aussi j’ai été dépressive ! Mais il faut te secouer !» : entendu 2 fois, par 2 personnes différentes, sensibles à mon état, certes, mais pas vraiment constructives.
Car il s’agit bien de cela : rétablir l’équilibre, et rebâtir sur des fondations saines.
Sur ces considérations un peu éloignées de mon état d’esprit, je vous laisse pour aujourd’hui !

Comment décrire ce que je ressens en ce moment par un autre mot que celui-ci : vide ?
On me dit de me bouger, de sortir, de m’occuper, de réviser. Mais mon cerveau n’accroche sur rien plus de 5 minutes. Quant à sortir… J’arrive de moins en moins à le faire toute seule. Une crainte irraisonnée me saisit… je ne sais pas pourquoi, je suis tellement conditionnée à avoir peur de tout, de moi, de mon avenir… Le vaste monde extérieur me paraît hostile.
Et l’asociabilité. Je n’arrive plus à faire d’efforts pour m’intéresser à ce qu’on me raconte. Je pense à mille autres petites choses qui font un « bruit » de fond infernal pour la concentration.
Evidemment, c’est lassant pour tout le monde de voir que je ne progresse pas. On a l’impression que je ne fais aucun effort. Mais il ne s’agit pas d’un acte volontaire, tout comme la grippe ou n’importe quelle autre maladie !! La guérison arrive sans avoir à faire d’efforts. Tout à coup tu es de nouveau capable de te concentrer, de sortir, de sourire, de discuter normalement.
J’ai déjà vécu des « mieux » dans ma longue dépression. Donc je sais comment ça fonctionne.
Mais non, toujours ce fameux syndrome orangina dont parle cet article de journal.
Et le vide…en moi et de plus en plus autour de moi.

Je n’y peux rien, c’est comme ça.
J’ai des dizaines de bons livres à lire, rien ne me tente. Je lis 5-6 pages et j’abandonne.
J’ai des oraux à préparer au cas où bonheur, miracle j’obtiendrais l’admissibilité, mais je n’y arrive pas.
J’ai des DVD à regarder, c’est pareil, rien ne m’intéresse.
J’erre sur le net, sans but. Je vérifie sur boîte à jeux où en est ma partie d’Alhambra, vais voir sur Tric trac si il y a des conneries, pardon, des discutions à lire.
Je vais de blog en blog. Je me lève. Vais me servir un verre de coca light.
Je caresse les cochons d’inde, le chat.
J’en ai marre d’être à la maison.
Je n’ai pas non plus envie de sortir.
Oui c’est un jour un peu bas… ça arrive… ça fait deux jours de suite...
Bon en même temps le contexte le veut aussi, ma balance a hurlé hier quand je suis montée dessus, je n’ai pas été acceptée au DUT que j’aurais du faire à la rentrée (mais ça ce n’est pas nouveau), je ne sais pas ce que je vais faire de ma carcasse pendant quelques mois.
Mouais... bon... allez, vais faire la vaisselle, ça fera toujours 5 minutes d'occupées.






